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 blow a kiss, fire a gun. ☆ (august)

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⊰ chaos is the essence of their personality

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erreur d'édition, post perdu.
vraiment désolée.


Dernière édition par Lisa Snart le Jeu 15 Fév - 15:29, édité 2 fois
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La mine basse, l’œil hagard et la mâchoire crispé, son regard parcourt l’amas indigeste de documents pour la centième fois de la journée. A force de persévérance, il en connaît le moindre mot, la moindre ponctuation comme d’une partition qu’il aurait dû apprendre par cœur, les textes devenus mélopées envahissant ses pensées et embrumant son esprit. Au fil des heures, il a fini par totalement se déconnecter du monde, faisant abstraction de la vie autour de lui pour se consacrer à son étude studieuse des preuves collectées jusque-là. Aussi, il n’a pas perçu l’incarcération pourtant musclée du criminel répondant au nom de Papercut, n’a pas répondu à l’invitation à diner de sa charmante collègue avocate ni n’a touché à sa tasse dont les arômes de café se sont depuis longtemps volatilisés pour ne laisser qu’une boisson aussi froide et infâme que les pistes qu’ils essayait de suivre dans cette affaire des plus délicates. Même la relève de l’équipe de nuit n’avait pas réussi à le sortir de sa torpeur et la soirée était déjà bien entamée qu’il n’avait pas esquissé le moindre geste autre que la saisie de dossiers ou la prise de notes. Non, plus rien n’existait aux yeux d’August mis à part les dizaines de pages lues et relues inlassablement, recueil sacré et abritant en son sein l’éveil tant attendu par le brun ténébreux. Il ne comptait plus le nombre d’heures passées sur cette affaire, une sombre histoire de braquage ayant mal tourné dont les rebondissements feraient certainement sensation dans la prochaine chronique criminelle du Picture News et obstinant littéralement l’inspecteur au point que ce dernier en oublie de vivre, comme il en avait malheureusement trop l’habitude. Les principaux suspects en cavale, le trentenaire s’était dévoué corps et âme pour les retrouver mais chacune de ses tentatives s’était jusqu’à présent soldée par un cuisant échec : planque abandonnée, fuite des intéressés avant l’arrivée de la police... Le groupe semblait avoir le don de passer entre les mailles du filet et n’avait vraiment rien à envier aux Rogues en matière d’organisation. Pourtant et tout comme le célèbre gang de criminels mené par Leonard Snart, ces malfaiteurs devaient certainement avoir une faille et August était sans nul doute le flic le plus qualifié lorsqu’il s’agissait de les exploiter. Mais jusqu’à ce jour et à son plus grand regret, chaque relecture semblait l’éloigner un peu plus de l’arrestation tant attendue. Mais alors que l’espoir s’était presque évaporé, son point de vue commença à changer et ses traits alors crispés se fendirent d’un sourire en coin révélateur : il avait enfin trouvé le détail qu’il avait tant cherché…

Une adresse, l’évocation subtile d’un bar sans nom dont la clientèle devait certainement se résumer à quelques ivrognes habitués de l’établissement cherchant à noyer leur peine avec de l’alcool de basse qualité, avachis sur des sièges usés et éternellement marqués par des traces de fluides corporels de toutes sorte s’étant épandu là au fil des années. Un passage anecdotique d’un rapport de police hors contexte qui avait su allumer en lui une curiosité intéressée, la naissance potentielle d’une piste à exploiter. Il n’en fallait pas plus pour raviver la flamme de la dévotion dans le cœur d’August qui s’empressa de rejoindre le parking pour prendre la direction des coins oubliés du centre-ville. Il aurait pu attendre le lendemain pour se rendre sur les lieux, aurait certainement été autorisé à mobiliser des membres de l’équipe de nuit en soutien de son incursion s’il l’avait souhaité : mais le trentenaire est un éternel solitaire ne sachant qu’apprécier la compagnie des belles femmes ou à défaut, du 9 mm attaché à sa ceinture et qui lui suffirait amplement pour ce soir Aussi, l’esseulé brave le froid glacial qui s’est abattu sur la ville à bord de sa berline, pourfend les rues de Central City afin d’arriver au plus vite à destination. Il ne lui faut que peu de temps pour rallier le commissariat à cette enseigne des plus banales mais qui pourrait être son El Dorado de la nuit. Il ne lui restait plus qu’à prier pour qu’il ait, comme à son habitude, vu juste…

Un seul pas à l’intérieur de l’établissement lui suffit à comprendre dans quelle sorte d’endroit il était tombé, les relents alcoolisés agressant son odorat et les couleurs un peu trop criardes de la décoration lui brûlant la rétine. Pourtant, cela ne suffit pas à décontenancer le trentenaire qui n’eut pour seule réaction que de réajuster le col de sa chemise et réajuster les manches de sa veste. Rapidement, son regard inquisiteur parcourut la pièce pour en inspecter les moindres recoins. La clientèle était loin d’être prestigieuse ni digne d’intérêt, mais le diable se cachait dans les détails et il était justement ici pour en traquer les rejetons. Pendant qu’il s’installe au bar pour passer commande, une silhouette semble cependant se démarquer du décor sordide de l’endroit, trop raffinée et séduisante pour un lieu de seconde zone comme celui-ci, le profil familier de l’inspecteur du CCPD. Belle blonde au regard revolver, elle semble aussi dangereuse qu’elle est attirante et sa présence agace autant qu’elle fascine. Nombreux seraient ceux qui ne pourraient résister à ses charmes et dans d’autres circonstances, peut-être que le beau brun ferait partie de ceux-là. Pourtant, le contexte avait fait deux des ennemis plutôt que des amants, des antagonistes par excellence et dont la dernière rencontre avait laissé un sentiment d’inachevé. Alors que la demoiselle s’installe à ses côtés en sifflant une remarque provocatrice, August porte son verre à ses lèvres, un sourire narquois naissant au coin de ses lèvres : « De l’alcool bon marché, des hommes en manque d’amour et d’attention, un endroit où n’importe quelle femme aux courbes marquées et au sourire appuyé donnerait l’illusion d’être une égérie de la mode : j’aurais dû prévoir que c’était certainement le genre de bar dans lequel vous traineriez… ». Son verre s’écrase avec fermeté sur le comptoir en bois, vidé d’un trait sec alors qu’il en commande déjà un autre, profitant de l’attente pour plonger son regard saphir dans celui émeraude de celle qui allait certainement rendre sa soirée plus intéressante… Ou difficile, selon les points de vue : « Ne vous inquiétez pas cependant miss Snart, je ne suis pas ici pour vous ce soir et vous pouvez continuer à faire tourner la tête de ces messieurs avec votre déhanché un poil trop appuyé pour être naturel. Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai affaire à suffisamment de criminels durant mes heures de travail pour ne pas souhaiter partager ma soirée avec eux... ». La remarque désobligeante avait beau chercher à mettre fin à la conversation, elle s’avérait malheureusement peut-être un peu trop directe pour être honnête. Et si d’ordinaire il n’aurait pas refusé la compagnie d’une femme aussi charmante, il souhaitait éviter de trop attirer les regards sur lui… Et la présence de Lisa n’aidait certainement pas à cela.
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blow a kiss, fire a gun.
August & Lisa

« Mieux vaut la chaleur d'une poignée de main que la froideur d'une lame.  »
Je m'installe un peu plus confortablement sur cette chaise de comptoir, prenant le temps de replacer inconsciemment ma chevelure dorée sous le regard inquisiteur, presque impérial, de cet imbuvable inspecteur de police. Classe du soir, devinant sans grande peine qu'il sort d'une longue journée. Mais même après ça, sous sa veste taillée, son élégance crève le regard, pas une trace de fatigue mais juste de cette détermination farouche qui lui est propre. La même force que lors de cette infâme première fois. Homme au regard de panthère, homme sûr de lui sachant de savoir pertinemment ce qu'il vaut ... Quel terrible gâchis, alors, qu'il soit celui qu'il ne mérite que mon plus grand dédain. Homme de grand goût, une haute lumière, pour une vocation valant même bien moins que de la pacotille à mes yeux.

Mais le détailler un peu plus longuement ne serait que lui donner une importance qu'il n'a pas. Aussi classe qu'il peut être, je n'oublie pas son insolence et sa suffisance à lui-même lors de notre première rencontre plus ou moins musclée. Ce même refrain des forces de l'ordre, protéger et servir, voilà des mots qui me tiennent en horreur. Et pourtant, je sais que j'aurais pu m'échapper, j'en avais les moyens, avec mon nouveau pouvoir. Encore en test cependant, ayant jugé plus sage de ne pas prendre de risque et révéler ne serait-ce qu'un peu ma future botte secrète. Surtout pas devant un inspecteur qui n'a peut-être pas conscience de ce qui l'entoure où qui, pire, pourrait chercher à tout faire pour contrer cette dernière les fois suivantes. Hors de question de lui laisser ce plaisir, une fois m'a largement suffi.

Je porte mon verre à mes lèvres une nouvelle fois, m'abreuvant de ce liquide nacré. Le deuxième de la soirée et sans doute pas le dernier selon les circonstances qui s'annoncent. Forte de mon assurance à vouloir faire de la soirée d'August un véritable enfer, je sonde son regard afin de guetter ses réactions, le moindre signe avant-coureur d'une tentative de riposte de sa part. Vouloir le faire enrager, grincer des dents sur un terrain neutre, alors que lui, faisait bien le fier derrière son bureau d'inspecteur. Ce soir, les rôles s'inversent. Je prends avec fierté un rôle de dominante alors que lui sera bien forcé de se plier à ma volonté. Je le sais, je le sens, je ne laisserais clairement pas le contraire arriver, au risque d'en mettre même ma parole de voleuse en jeu. Et si chez certains groupuscules de voyous, le code d'honneur n'existait pas réellement, il s'agit bien du tout contraire pour nous les Rogues, et c'est ce qui fait notre force. Mais son regard ne cille même pas, à la charge de mon premier assaut. Il reste de ce calme de marbre qui est aussi charmant qu'il peut me sortir par les yeux. Accordé à Central City, il fallait croire. Décidément, le flic qui porte la ville dans son coeur doit aussi la porter plus fort de par son âme ... Pitoyable.

Sa réponse cinglante est cependant sans appel. Sa voix rauque se meut dans l'air avec un tranchant aussi acéré que mon regard hostilement intrigué de le voir en ce lieu presque sordide. Et s'il fait de moi une description d'un début plus ou moins élogieux, le comparatif à ce bar me renfrogne, me blesse dans mon égo bien qu'il fallait bien avouer qu'il avait raison. Ce comptoir de bar miteux de Central City n'en valait en rien de ma beauté et du prestige que je me donnais. Mais l'acquiescer, serait en venir à lui céder cette première bataille, alors je me tais, le toisant d'un regard mauvais n'en disant pas moins long. Il m'agace oui, mais finalement il a raison. Il pose son verre, lenteur et fermeté calculée. Il déverse encore son venin en voulant me laisser en plan avec tous ces types plus alcoolisés les uns que les autres, prétextant que je passais ma soirée ici à rechercher une once de plaisir qui ne m'intéressait tellement pas, avec ces hommes de bas étage. Oh non, Heart ne semble pas deviner que je tape bien plus haut, avec une classe qui m'est propre, presque imposée. Je préfère largement la fraîche odeur d'un after-shave aux senteurs épicés que les effluves écœurants d'un whisky mêlée à une haleine putride ... Me laissant plantée là, le ténébreux se lève sans cérémonie pour disparaître. Intérieurement, je fulmine, bien décidée à ne pas lâcher le morceau : « c'est vraiment tout ce que vous savez faire face à la présence d'une femme, heart ? sincèrement ? la fuite ? » Ma voix siffle presque, mêlée entre la frustration d'avoir été insultée et la bassesse dont il me fait preuve. je suis une Reine en soit, et il me considère pas comme telle.  « si je suis une traînée à vos yeux, soit, je ne relève même pas ... par contre il me semble que vous ne voliez pas bien haut non plus, à vous défiler face à moi tel un lâche. » Je pivote mon siège vers lui pour lui faire de nouveau face. Il s'est brusquement arrêté, sans doute frappé par mon audace soudaine. C'est ce moment que je choisis afin de bondir sur mes bottes et réduire rapidement cette distance qui nous sépare, contournant son dos et plongeant à nouveau mon regard dans son bleu océan, assassine : « vous en avez peut-être fini avec moi, mais je n'ai pas fini de jouer, moi. surtout pas avec votre arrogance. » Je m'interromps un instant, avant de me délecter de son silence et sans doute de cette montée d'adrénaline affriolante que m'apporte la douce dose d'alcool qui coule dans mes veines. Je me sens grande, pousser des ailes. « je peux vous faire perdre votre point d'informations august ... vous n'êtes pas là pour simplement vous vider la tête. je sais moi aussi que vous valez bien mieux que ce bar miteux à trois francs six sous. et pour ça, j'ai juste à scander votre grade  de policier à qui veut bien l'entendre. et oui, je suis assez perchée pour le faire. » Mon sourire de satisfaction ne tarde pas à poindre, je savoure déjà une victoire qui apparaît devant moi telle une lubie de Noël, et l'inspecteur Heart, dans tout ça, il aura juste à retourner se coucher, avec sa mine atterrée.

1 122 mots - pour @august heart

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Dernière édition par Lisa Snart le Lun 12 Mar - 18:24, édité 1 fois
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Beauté fatale à la cascade d’or venant mourir au creux de ses reins, nymphe à l’iris de jade qui envoûte et ensorcelle quiconque oserait s’y perdre, Lisa Snart était une fleur dont la délicatesse et l’élégance des pétales n’avait d’égal que la dangerosité des épines, pointes aiguisées pouvant tout autant prendre la forme de remarques acerbes que celle d’une détonation sèche de son tristement célèbre Gold Gun. Mais si d’innombrables inconscients n’hésiteraient pas un instant pour tenter de cueillir cette rose à la corolle d’ambre, lui connaissait les risques qu’il y avait à se frotter de trop près à la demoiselle au charme ravageur. Ainsi, s’il était indéniable que la belle avait absolument tout pour faire céder le brun ténébreux, ce dernier ne pouvait cependant pas faire abstraction d’un détail pourtant fondamental dans leur relation : ces deux-là étaient aux antipodes l’un de l’autre, serviteurs de causes s’opposant en tous points dans un conflit des plus violents. Car au-delà de ses apparences charmeuses, la belle blonde était l’une des criminelles les plus recherchées de Central City, membre essentiel du célèbre groupe de criminels connu en ville sous le nom de « Rogues », ennemis des forces de police et du bolide écarlate : Flash. Lisa représentait à la fois absolument tout ce qui plaisait à August chez une femme et absolument tout ce qu’il détestait chez un individu : manipulatrice, irrespectueuse de la loi et de l’ordre, n’ayant que peu de considération pour quelqu’un d’autre que ses partenaires de crime… Elle était la nuisance qui gangrénait sa chère et tendre Central City, rendant le monde plus sombre et dangereux qu’il ne l’était déjà. Et pour toutes ces choses, l’inspecteur la détestait de tout son être et ne voyait en elle que les méfaits dont elle avait été l’instigatrice.

Oh bien sûr, la voleuse ne faisait pas partie des criminels en liberté les plus mortels et si ses délits se comptaient par dizaines, aucun n’avait réellement impliqué la mort d’innocents ni de membres de la police. Elle n’était pas de ceux qu’August abhorrait le plus, mais elle restait tout de même une menace qu’il ne pouvait ignorer, une rivale face à laquelle il refusait de baisser sa garde. Alors qu’il la fixait avec intensité, il ne put que se remémorer leur toute première confrontation, celle qui s’était finie sur l’arrestation de la blonde et la mise aux fers de celle dont il ne pourrait jamais oublier le regard, le sourire provocateur. Lisa, elle était la tentatrice qui animait tant de sensations contradictoires en lui, celle qui aurait pu trouver grâce à ses yeux mais qui était finalement tellement gâchée par ses exactions, par son allégeance. Elle avait ce caractère fort qui attisait sa curiosité, cette démarche qui le captivait et cette arrogance qui enserrait son palpitant et crispait sa mâchoire. Ce soir encore, elle faisait montre de cette verve caustique et qui avait don d’user sa patience. Et s’il avait tenté de couper court à la discussion en se montrant incisif au possible pour la faire fuir, il redoutait que cela ne soit pas suffisant. Aussi, il se leva de son siège pour aller s’installer ailleurs, laissant la demoiselle encore accoudée au bar, démunie…

… Ou presque car comme il s’y attendait, un seul échange n’allait pas être suffisant pour se débarrasser de la jeune femme. Dans son esquive, elle y avait vu une tentative de fuite qu’elle n’hésita pas à exploiter, revenant à la charge avec des mots qui surent trouver le chemin de son égo, l’assaillant sans délicatesse et avec une fureur qui la rendait aussi menaçante qu’irrésistible. Sa fougue éveillait chez le trentenaire une ardeur insoupçonnée, comme un souffle qui venait alimenter la flamme qui brûlait en lui. Elle a l’audace qui cloue le bec, les arguments qui claquent dans l’air sans laisser la moindre chance de riposte, oratrice assassine et forçant le prédateur dans ses derniers retranchements. Mille répliques s’entrechoquent dans ses pensées, mille remarques qu’il rêverait de lui balancer au visage avec tout le dédain dont il serait capable. Pourtant il se tait, inspire profondément sans détourner le regard alors qu’elle enchaîne menace et provocation avec un sourire satisfait. Et quand elle eût fini, un silence éphémère s’installe entre eux, une pause qu’eux seuls semblent percevoir et qui semble être une éternité pour l’homme au regard saphir. Puis finalement, un léger grognement qui échappe des tréfonds de sa gorge, comme un chien menaçant prêt à sauter sur sa proie. Il ouvre la bouche avec lenteur et saisit le poignet de son interlocutrice avec fermeté, la menotte de sa poigne ferme et virile en la poussant à s’approcher de lui, réduisant la distance déjà infime qui les sépare pour venir murmurer quelques mots au creux de son oreille : « Je pourrais vous briser ici et maintenant miss Snart, mettre fin à votre liberté d’un claquement de doigt sans que rien ni personne, pas même votre frère, n’ait la moindre chance de vous sauver. Essayez de foutre en l’air ma soirée et je jure de vous plaquer contre le bois crade du comptoir pour vous coffrer… ». Son ton était rauque et menaçant, chaque mot appuyé pour insister sur la détermination de l’inspecteur. Pourtant et malgré cet ultimatum, il espérait étrangement ne pas avoir à en arriver là et après un bref regard aux alentours et après avoir constaté qu’ils avaient malheureusement attiré l’attention sur eux, August fut contraint de se raviser. Les enjeux étaient trop grands, l’affaire trop importante pour qu’il laisse son tempérament de feu réduire ses efforts à néant. Aussi, il se mordit légèrement la lèvre en desserrant son étreinte, lâchant la belle en essayant de dissimuler l’air renfrogné qui marquait son visage. Reculant d’un pas, il fit un léger signe de la tête à la belle blonde pour l’inviter à le rejoindre, s’installant sur une banquette un peu plus à l’écart. Il acceptait sa victoire temporaire, lui laissait l’ascendant pour le moment afin de repenser son plan d’attaque. D’un geste, il indiqua au barman de revenir les servir alors qu’il prenait place face à son inattendue partenaire du soir : « Je vous l’ai déjà dit Lisa, je ne suis pas ici pour vous… Vous pourriez continuer votre soirée sans aucun problème et retourner à vos activités sans que je ne m’y mêle, alors pourquoi vous entêter de la sorte ? ». Il marqua un temps de pause avant de s’avancer un peu, plongeant son regard dans celui de la demoiselle avec l’air avec une insistance rare : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? ». Il était piégé, contraint de se plier aux règles que la sublime voleuse lui imposerait… Pour le moment.
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« Mieux vaut la chaleur d'une poignée de main que la froideur d'une lame.  »
Mon regard planté dans le flot bleuté de celui du si ténébreux inspecteur, les secondes s'écoulent lentement, aussi lentement que les ressentis savoureux de la joute verbale gagnée relève mon ego d'une jubilation si longtemps désirée. Je prends un si sadique plaisir de le voir aussi silencieux, se renfermer aussitôt alors qu'il doit avoir l'habitude d'être au dessus des criminels à qui il passe les menottes sans ménagement. Je ne suis pas celle qu'on coffre des dizaines de fois sans conséquences et bien que je ne sois pas sûre qu'il ne le comprenne de suite, le chemin pourrait, au moins, commencer à se faire dans sa tête à présent. J'ose l'espérer pour lui tout du moins, car, même si cela m'ennuierait plus qu'autre chose de me répéter, chose était sûre que les prochaines seraient beaucoup moins agréables, déjà que j'en fais assez pour être une véritable chieuse à ses yeux. La était, de toute manière, tout le but de ma manœuvre ce soir. Qu'importe sa stature athlétique et son aura à faire tomber par terre toutes les femmes un peu trop seules dans leurs vies à ses pieds, moi, j'avais passé outre tout cela et eu assez de culot pour le mettre à sa place. Il le méritait que trop, ma fierté de voleuse mise à mal de par ce séjour en prison que jamais, je ne souhaiterais refaire. August, il mord la poussière, de ce que j'entrevois dans le sombre de ses yeux. Il me sonde aussi froidement que je pourrais presque deviner l'intensité de sa colère, de sa frustration, de ce simple fait qu'il m'abhorre tout autant que je le déteste aussi. Les armes sont chargées, notre duel prêt à s'enflammer de nouveau. Et que partent les balles aussi violemment que peuvent blesser nos paroles. Pas de quartier pour un inspecteur autant que pour une voleuse.

Son agacement est grand. Je sens son sentiment de défaite le gagner et je jubile, ravie d'avoir remportée cette manche. Ce n'était pas si difficile de le pousser hors de ses limites bien que cela en était grandement satisfaisant. Ses traits sont durs, frustrés, et il est bien obligé de reconnaître sa défaite. Mais je ressens tout à coup la pression de sa poigne enserrant mon poignet avec une fermeté qui surprend, me fait perdre mon sourire mais pas pour autant mon calme. Dernier baroud d'honneur du policier qui me fait sentir de nouveau la froideur de ses menottes en me faisant approcher de lui, nos corps se frôlant presque, cette proximité qui dérange si délicieusement. Je suis presque collée à lui, doucement, je m'enivre de ce charme puissant, entêtant, qu'il possède si bien. Cœur partant dans une course au triple galop juste par ce contact très inopiné mais les paroles de Heart se mourant dans mon auditif sont clairement menaçantes, insultantes encore une fois. Dures comme de la glace, saisissantes de colère. Et cela n'est pas du tout pour me plaire, il le sait forcément, dressant une nouvelle fois sa persuasion telle une lame menaçant de trancher ma nuque. Je pense rapidement mes futurs propos, nourris par cette haine contenue avant de reprendre, toute aussi glaciale : « vous faites encore une fois la grossière erreur de me sous-estimer, moi et mon frère. gardez-vous de parler de lui sur ce ton, je suis peut-être qu'une voleuse mais vous ne savez clairement pas de quoi il est capable. nous ne sommes pas seulement que des petites frappes et vous le savez très bien. » Aucune conciliation n'était bonnement possible lorsque l'on parle de Leonard de la sorte devant moi. Je n'ai pas de pitié lorsqu'il s'agit de défendre son honneur ainsi que celui des Rogues, et ce n'était absolument pas August qui allait en faire exception. Rustre altercation qui me tenait en colère, et si je n'avais pas cette infâme menotte me ligotant le poignet, je n'aurais pas manqué de l'étaler au sol afin de contextualiser mes propos. Rien à faire s'il voulait garder sa discrétion, je n'ai rien à gagner à le laisser gagner ses informations tranquille.

Il me relâche, sans doute par pur dépit afin de ne pas griller sa couverture, mais ce geste fait redescendre tout de même ma colère alors que je me masse inconsciemment le poignet libéré tout en ne lâchant pas le foudroiement de mes iris. Je déteste ce mec, tout autant que peuvent le témoigner mon attitude de garce que par les pores de ma peau. Et pourtant, je prends quand même ce malin plaisir à le faire tourner en bourrique alors que je pourrais simplement le considérer de ma plus grande ignorance. C'est inexplicable, mais il est bien l'un des rares avec qui je m'amuse aussi sadiquement. Il m'indique alors de le suivre un peu plus en retrait et je finis par le suivre, ne manquant pas de lancer une nouvelle remarque piquante: « vous voyez, quand vous voulez ! » Au moins, même si je ne passais pas la soirée avec la meilleure des compagnies, cela allait donner un peu de relief à ma soirée. Je m'installe donc en face de lui, sans trop faire d'histoires plus que cela et je le fixe alors, me posant des questions pour alors essayer de comprendre mon comportement, ce qui pouvait bien me passer par la tête pour être une véritable chieuse envers lui. Je hausse les épaules fièrement, repoussant mes cheveux dorés en arrière, me cachant aucunement devant le ténébreux au risque même de paraître trop confiante. Je n'avais pas peur de lui, et je le montrais bien : « pour tout vous dire inspecteur ... si vous voulez vraiment savoir ... je m'ennuyais, rien de plus. » Eh oui, contrairement à ce qu'il pourrait croire, je ne passe pas mon temps à voler et comploter, ou rôder à travers la ville écarlate que je connais déjà si bien. La vérité même peut désarçonner, mettre un nouveau coup de pression à ce professionnel de la paix avait clairement d'autres choses à faire que de calmer un dangereux parasite. Je finis par me coller un peu plus confortablement au dos de la banquette, croisant bras et jambes toujours en fixant ses traits si masculins. « oh ne vous en faites pas, je n'attends rien de vous. ce serait totalement inutile d'y prétendre de toute manière. vous êtes flic, je suis criminelle, l'équation ne tiendrait pas même une demi-seconde ... » Ma voix se fait inconsciemment plus suave sur les derniers mots, je reprends mes instincts de joueuse alors qu'il s'était rapproché de moi quelques secondes plus tôt. De nouveau, l'espace entre nos visage se réduit de nouveau, mais de ma propre initiative cette fois. « je tenais simplement à vous mettre en garde inspecteur. on ne coffre pas une rogue sans s'attendre à continuer son job tranquille. la bataille que vous avez amorcé en me mettant ces quelques heures durant dans le noir ne sera pas sans conséquences, sachez-le. » Oh non, il pourrait d'autant plus connaître nos méthodes, mais nos personnalités restent des mystères imprévisibles et il regrettera bien vite d'avoir passé les menottes à la seule et unique femme du groupe. j'ai eu ouï dire qu'il avait déjà essayé de pincer quelques uns des garçons sans succès, ce qui ne m'aide pas non plus à le digérer le fait de ma propre arrestation, loin de là. Ignoble inspecteur, qui m'inspire haine comme intrigue. Dangereuse lumière, qui attire mon attention comme l'innocence illusoire d'un papillon obscur, et qui ne comptera pas se brûler les ailes à son simple contact.

1 317 mots - pour @august heart

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