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 Savin' me [PV Aela]

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⊰ an explosion and their life has rocked

Toma Hopper

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MessageSujet: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyDim 25 Fév - 10:37

Savin'me

Pv Aela


Un sachet de croquettes et un sac rempli de bols dans les mains, Toma s'aventurait dans le parc, un sourire aux lèvres. Si tôt dans la journée, l'endroit était peu fréquenté et le jeune homme pouvait s'adonner à l'une de ses pratiques préférées : nourrir les chats errants du coin.

Il aimait les chats et déplorait souvent que son père soit trop allergique pour qu'ils puissent en avoir un dans leur appartement. Son animal préféré. Le chat savait établir ses barrières et faisait ce que bon lui semblait. Il n'était pas facile d'approche et pouvait se défendre durement lorsqu'on tentait de se forcer sur lui.

Mais Toma n'était pas du genre à foncer sur un félin sans discernement. Il savait ce que cela signifiait que de ne pas être respecté et d'avoir son intimité et ses droits constamment violés pour le bon vouloir d'autrui. Il pouvait se montrer patient et ouvert, offrant au chat la possibilité de s'approcher s'il le souhaitait. Et, ce faisant, il avait tissé un semblant de relation avec les chats errants du coin.

Disposant les bols, il les remplit de croquettes et, s'asseyant en tailleur, il attendit que les félins débarquent. Cela ne manqua pas. Son sourire s'accentua en voyant les chats arriver à toute allure, attirés par l'alléchante odeur, et il les observa manger, en silence. Un chat, un peu moins timide que les autres, alla même jusqu'à lui, cherchant ses caresses.

Alors que Toma savourait l'instant présent, le moment fut subitement ruiné. Une pierre vola et atterrit sur la jambe d'un chat. Ce dernier laissa échapper un miaulement douloureux, tandis que les autres s'enfuyaient. Une autre pierre vola. Se levant rapidement, Toma s'érigea en bouclier entre lui et le pauvre félin, grimaçant quand la pierre s'écrasa contre son dos.

Le chat n'était pas en mesure de bouger. Toma resta dans cette position, décidé à le protéger. Difficilement, il parvint à faire sortir quelques mots de ses lèvres :

"A...Allez-vous en !"

Un simple rire lui répondit. Un rire cruel, provenant certainement d'un jeune adulte ou d'un adolescent. Une autre pierre vola, frappant durement Toma. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais il ne bougea pas. S'il s'écartait, le chat allait mourir. Il allait mourir pour rien. Pour satisfaire le jeu morbide d'une personne affreuse.

Toma ferma les yeux, grimaçant aux impacts, gémissant face à la douleur. Si seulement il pouvait faire quelque chose de plus... S'il était plus fort, plus courageux, il ferait face à son opposant et pourrait le faire fuir. Il pourrait réellement aider ce chat. Au lieu de cela, tout ce qu'il était en mesure d'accomplir, c'était de se recroqueviller et recevoir les coups à la place de la pauvre bête.

Une plainte sortit de ses lèvres. Tant bien que mal, il s'efforçait de garder le contrôle de ses émotions, de ne pas céder à la panique. S'il faisait usage de son pouvoir maintenant, il ne pourrait pas protéger le chat. Pire, il risquait de l'écraser. Il devait tenir le coup... Juste un peu... Jusqu'à ce que l'inconnu se lasse de son jeu stupide... Jusqu'à ce que quelque chose arrive... Que quelqu'un les aide...

La lapidation prit soudainement fin. Pourtant, Toma ne bougea pas. Les mains plaquées sur ses oreilles, les yeux fermés, il restait immobile, paralysé. Il demeura dans cette position un bref instant avant de parvenir à bouger. Il se redressa difficilement, grimaçant de douleur, et fit face à ce qui se déroulait jusque là derrière lui.

Il resta bouche bée. Ses prières avaient été entendues. Il avait été aidé. Quelqu'un était venu. Et ce quelqu'un venait de les sauver...

 
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Aela Eiruki

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyLun 26 Fév - 22:18
Ce devait être un des rares endroits dans cette ville où elle se sentait à l’aise, ce parc. Contrairement au reste de la cité, il n’y avait pas d’immense bâtiment grimpant jusqu’au ciel, juste des arbres et de la verdure, un écrin de nature au beau milieu de cet enfer urbain. Il était évident qu’un tel lieu soit devenu très rapidement son favori, là où elle pourrait fuir un peu le tumulte des rues de Central City. Après plusieurs visites à différentes heures de la journée dans le parc, il était devenu évident pour Aela que le matin était le meilleur moment pour s’y rendre, lorsque l’on n’y trouvait que très peu de personnes. En fermant les yeux, et en faisant un minimum abstraction au lointain bruit des voitures, il lui arrivait de se sentir bien, dans ce parc.

Si tôt dans la journée, les personnes que l’on y croisait justement, on se rendait bien vite compte qu’il s’agissait souvent des mêmes. Il était arrivé à plusieurs reprises qu’elle croise cette femme qui courrait tout les matins, empruntant chaque jour un chemin identique, et ce jeune homme qui allait nourrir les chats errants, ou encore cet homme qui semblait vivre dans le parc. Dès lors, depuis quelques jours, Aela faisait partie de ces « habitués du parc », chacun vivant sa vie sans vraiment s’intéresser à celle des autres, mais se croisant toujours ici, à cet instant matinal.

Une sorte de petite routine s’était installée, et comme à chaque fois, elle se leva du banc sur lequel elle était assise alors que les premiers miaulements des chats galopant vers les croquettes se faisaient entendre. Elle s’en allait toujours plus ou moins à cet instant, observant du coin de l’œil et un sourire aux lèvres les félins faire leur premier repas de la journée. Glissant ses mains dans les poches de sa veste, elle reporta son regard sur ce qui se passait devant elle, évitant de justesse d’entrer en collision avec une espèce de jeune voyou à l’air patibulaire. N’y prêtant pas plus attention, bien qu’il ne fasse pas partie des habitués, Aela se dirigeait vers la sortie du parc.

Un cri de douleur animale la fit pourtant s’arrêter net ; il arrivait parfois que les chats du jeune homme se chamaillent entre eux, mais jamais cela n’avait été jusqu’à ce que l’un d’entre eux crie de la sorte. Se retournant alors, elle pu voir tout de suite le voyou croisé plus tôt en train de lancer des pierres en directions des chats et du jeune homme qui les nourrissait tout en laissant un rire mauvais se faire entendre. Elle avait fait demi-tour, se rapprochant de l’individu d’un pas décidé.

Alors qu’une nouvelle pierre allait être projetée, Aela se planta devant l’agresseur, le toisant de toute sa hauteur tout en saisissant son poignet et en le lui tordant pour qu’il lâche son projectile. Blessé dans son orgueil masculin, l’homme dégagea son poignet en un mouvement de bras assez brusque, lançant un regard noir à cette femme qui avait osé intervenir. C’est sur un ton calme mais plutôt froid qu’elle prit la parole.

« Ca t’amuses, de t’en prendre à plus faible que toi ? »

Serrant les dents de rage suite à cette leçon de morale totalement gratuite venant d’une parfaite inconnue, le loubard de service ferma le poing et l’envoya directement à la rencontre du visage d’Aela, pile sur le côté gauche. La tête de la guerrière suivit donc le mouvement, quelques gouttelettes rouges s’échappant de sa bouche. Affichant un sourire vainqueur, c’est d’un nouveau rire que l’homme prit la parole.

« Ahaha ! Non mais pour qui tu te prends, espèce de conne ? »

Son rire s’éteignit et son sourire s’effaça lorsque la guerrière tourna lentement son visage vers lui, un sourire amusé ornant ses lèvres du coin desquelles s’écoulait un très fin filet de sang qu’elle essuya calmement du revers du pouce. Elle laissa échapper un rire léger et court, un rire que l’on pouvait deviner un peu moqueur.

« Faible… »

Elle saisit alors rapidement l’homme par le col de sa veste sans lui laisser le temps de réagir pour ensuite le soulever du sol afin de l’amener à sa hauteur, face à elle. Comprenant qu’il se trouvait là en mauvaise posture, le pauvre bougre commençait à frapper dans le bras d’Aela afin de la faire lâcher prise, mais sans rencontrer le moindre succès. Le fixant froidement tout en le laissant gesticuler pendant un instant, elle lança son front en plein visage de son adversaire, sans prévenir, et un bruit de craquement d’os se fit clairement entendre. Relâchant ensuite son emprise sur le col de la veste, elle laissa l’homme qui venait de s’évanouir tomber lourdement au sol, le nez cassé et ensanglanté.

Essuyant rapidement son front du revers de la main, elle prit ensuite la direction du jeune homme aux chats, remettant ses mains dans ses poches. Elle fit halte à une distance respectable, pour ne pas paraître envahissante, posant son regard sur le jeune homme qui, et cela la surprit quelque peu, semblait avoir fait barrage de son corps pour protéger le chat. Elle ne put masquer un sourire ; les gens d’ici étaient pour la plupart faibles et incapables de se protéger, mais cela ne les empêchait pas de se mettre en danger pour protéger les autres. Elle tendit la main vers lui alors.

« Est-ce que ça va ? »
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Toma Hopper

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyLun 26 Fév - 23:18

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Une main était tendue vers lui. Pourtant, Toma ne la saisit pas. Il n'était pas encore prêt à cela. Les gens étaient tactiles pour un oui et pour un non, quand lui-même devait s'armer de courage pour supporter un contact qu'il ne souhaitait pas. Il n'avait plus beaucoup d'énergie à sa disposition et il préférait la consacrer à se lever et à être en mesure de communiquer un tant soit peu, plutôt que de la dépenser bêtement dans ce contact physique.

Difficilement, Toma se retrouva sur ses pieds, le dos courbé par la douleur. Il avait joint ses mains, triturant nerveusement ses doigts et les entrelaçant furieusement. Son regard se posa sur le chat blessé, puis sur l'homme qui venait de l'agresser. Le sort qui lui avait été réservé n'était pas enviable. Son expression ne laissait rien transparaître, mais Toma ne put s'empêcher de frissonner. Il n'aimerait pas être à sa place...

Lentement, le jeune homme s'efforça de reprendre le contrôle de sa respiration et de ses émotions. Inspirer, expirer... Tout en continuant à se triturer les mains, Toma regagnait peu à peu son calme et sa lucidité. Enfin, il leva les yeux vers sa sauveuse, la détaillant de ses yeux d'un noir profond, de ce regard si lointain qui ne semblait pas vouloir croiser plus d'une brève seconde celui de l'inconnue.

Forte. Elle était très forte, il n'y avait pas de doute là-dessus. Assez forte pour faire ce qu'il n'avait pas été en mesure d'accomplir : sauver le chat. Toma ne put s'empêcher de l'envier. S'il avait été semblable à elle, il n'aurait pas eu besoin d'aide. Le félin n'aurait peut-être même pas été blessé... Mais ce n'était pas le cas. Il était faible. Et cette femme venait de les sauver, lui et ce pauvre chat.

Ses lèvres s'entrouvrirent et un "M... Merci..." tout juste audible parvint à faire son chemin hors de sa gorge. Les mots avaient du mal à sortir, coincés par la peur, la fatigue, la douleur. Il fallait pourtant bien qu'il parle. Qu'il dise quelque chose. Le chat n'était pas encore sorti d'affaire... Dans un mouvement maladroit, il pointa du doigt le félin qui ne pouvait s'enfuir. Son regard se levant vers le visage de l'inconnue, il parvint à articuler :

"Il a besoin de... de soins."

Il hésita un bref instant, son regard allant de sa sauveuse à son agresseur, avant de le pointer également du doigt :

"Lui aussi."

A cet instant, Toma ne songeait pas à sa propre douleur, à la souffrance qui parcourait son dos blessé. Il était habitué à avoir mal, habitué à faire passer les autres avant lui. Le chat avait besoin de leur aide. L'homme aussi, malgré ce qu'il avait fait. Le laisser dans cet état... ce ne serait pas juste. Ce ne serait pas bien.

Ses yeux se posèrent sur les gamelles vides. Habituellement, il avait plus de temps pour observer les chats, pour se détendre en leur présence. Il pouvait profiter de la nature, du calme, avant de s'engouffrer dans l'agitation de la ville, dans le stress de son travail et de son rôle de cobaye. Cela l'aidait à tenir. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, tout avait fichu le camp.

Un faible râle s'échappa de ses lèvres. Toma se balanca doucement sur place pour conserver son calme. Talon, pointe, talon, pointe. Il n'était plus un enfant. Il était un adulte et il souhaitait plus que tout être en mesure de vivre seul un jour. Il ne pouvait pas laisser une petite dérive de sa routine le miner de la sorte...

Apaisé par le rythme régulier qu'il s'était imposé, Toma cessa son balancement et s'approcha de sa sauveuse. Se mordant la lèvre, il lui demanda, d'une voix hésitante :

"P... Pouvez-vous m'aider ? Pour le chat et... et lui aussi ? Ils ont besoin de soin..."

Le jeune homme passa une main dans ses cheveux :

"Je... Je ne sais pas à qui m'adresser. Ou que leur dire. Ils... Ils vont croire que j'ai fait du mal au chat. Ce n'est pas vrai."

Il répéta cette dernière phrase tout bas, reportant son attention sur le félin. Il devait l'aider. Le chat avait besoin de lui. S'il devait le porter dans ses bras des heures durant, malgré la fatigue, malgré la douleur, il le ferait. Pourvu qu'il soit soigné. Pourvu qu'il puisse vivre sa vie de chat.

"Pouvez-vous me... me venir en aide ? Une nouvelle fois ? S'il vous plaît ?"

Sa voix était remplie d'interrogation, comme s'il avait l'impression de trop demander ou qu'il n'était pas très sûr de ce qu'il était en train de dire. Toma tenta de se redresser, mais la douleur lui tira une grimace et il demeura voûté, portant ses mains à son dos. L'agresseur ne l'avait pas raté...

"Il faut une ambulance pour... pour lui. Et un vétérinaire pour le chat. Pouvez-vous m'aider ?"

Trop de communication. Trop de chances de rater quelque chose et d'empêcher le chat de recevoir des soins. Toma avait besoin d'aide.


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Aela Eiruki

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyVen 2 Mar - 23:54
Surprenant, le jeune homme aux chats refusa l’aide qui lui était proposée ; contrairement à nombre de gens, Aela ne s’en formalisa pas et se contenta simplement de remettre sa main dans sa poche. Elle non plus n’aimait pas qu’on lui propose de l’aide, même si elle se trouvait dans un état critique ; c’était ce genre d’état d’esprit qui l’animait et elle respectait cela chez le jeune inconnu. La guerrière se contenta dès lors d’attendre en silence que le jeune homme se soit relevé de lui-même, chose pour laquelle il sembla éprouver quelques difficultés avant d’enfin se retrouver sur ses pieds.

Elle se rendit compte bien rapidement que le jeune homme avait un comportement des plus, comment dire, particulier ; mais qui était-elle pour porter un jugement ? Elle attendit donc à nouveau patiemment que le jeune homme dise quelque chose. Il promenait son regard sur le chat, le voyou et ensuite elle-même ; elle le regardait en baissant légèrement la tête, la différence de taille et de stature était déjà assez remarquable, et plus encore vu que le jeune homme se tenait légèrement penché en avant. Imposante, voilà ce qu’on pouvait penser d’elle la première fois qu’on la voyait, alors que dans son monde, elle n’était pas considérée comme spécialement plus grande que la moyenne.

Lorsqu’elle entendit les remerciements du jeune homme, elle se contenta d’un mouvement de tête en guise de réponse ; elle observa ensuite le doigt de son interlocuteur pointant le chat, l’écoutant lui signifier que l’animal avait un besoin urgent de soins ; en effet, le pauvre félin semblait avoir prit un sale coup, dommage qu’elle ne soit pas arrivée plus tôt, tout cela aurait pu être évité. La guerrière haussa ensuite un sourcil de surprise lorsque le jeune homme ajouta que son agresseur avait lui aussi besoin de soins. Cela l’étonnait, car ce devait bien être la première fois qu’elle se retrouvait confrontée à ce genre de situations ; jamais personne ne lui avait demandé d’aider un criminel, c’était déstabilisant. Portant son regard sur le voyou qui était toujours inconscient, elle haussa les épaules.

« Si cela t’inquiète, rassures-toi, ses jours ne sont pas en danger »

Se rapprochant alors du jeune homme et du chat, elle prit délicatement l’animal dans ses bras pendant que le garçon se balançait légèrement d’avant en arrière. Faisant mine de ne pas y prêter attention, elle inspecta rapidement le petit blessé tout en écoutant son interlocuteur lui parler, lui expliquer qu’il n’avait personne vers qui se tourner et qu’il risquait d’être accusé à tort de la torture qui avait été infligée à l’animal. Tenant ce dernier d’un bras, elle posa doucement sa main sur l’épaule du jeune homme, le fixant droit dans les yeux d’un regard qui se voulait apaisant, elle esquissa même un léger sourire, histoire de détendre un peu l’atmosphère.

« Calmes-toi, je ne vais pas te laisser te débrouiller tout seul, d’accord ? »

La guerrière hocha doucement la tête lorsqu’il lui demanda franchement de l’aider encore une fois. Elle n’allait pas le laisser dans une situation qui pourrait être embarrassante pour lui ou qui risquerait de lui attirer des ennuis. Elle tiqua néanmoins lorsqu’il parla d’ambulance et de vétérinaire, elle ne connaissait pas ces deux mots et en ignorait totalement le sens ; il lui faudrait se renseigner un peu plus sur ce monde. Retirant sa main de l’épaule du jeune homme, elle semblait quelque peu génée.

« Je… Oui je vais t’aider mais… Je ne sais pas ce qu’est une ambulance… Et encore moins un vétérinaire… »

Cela lui faisait mal de l’admettre, mais dans les faits, elle ne pouvait pas venir en aide au jeune homme tant qu’elle ignorait ce qu’étaient ces deux choses auxquelles il avait fait allusion. Reportant son attention sur le voyou, elle le jaugea pendant un court instant.

« En ce qui le concerne, il devrait reprendre ses esprits d’ici un petit moment, il sera tout à fait capable de trouver lui-même quelqu’un pour le soigner. »

Saisissant doucement la main du jeune homme aux chats dans la sienne, la voilà qui prit la direction de la sortie du parc, tenant toujours le chat d’une main, ce dernier se roulant en boule contre elle. Elle avançait assez rapidement, mais trop afin qu’il puisse la suivre sans trop de mal. Il fallait faire vite, ne pas perdre un instant.

« Je pense également que tu a plus besoins de soins que lui, après tout c’est toi la victime dans cette histoire… Dis-moi, où pourrait-on trouver un soigneur dans cette ville ? »
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Toma Hopper

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptySam 3 Mar - 7:26

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S'il y avait bien une chose qui rassemblait la plupart des neurotypiques, c'était leur amour étrange pour le contact physique. Alors que l'inconnue posait sa main sur son épaule et lui imposait son regard profondément intense, Toma se raidit, incapable de se retirer, attendant comme il le pouvait que sa sauveuse daigne ne plus pénétrer sa sphère intime de la sorte. Ils devaient probablement trouver du confort dans cette pratique, que ce soit en touchant ou en étant touché, mais lui-même détestait ça.

Avec un peu plus de pression sur son épaule, le jeune homme aurait probablement pu mieux supporter le contact en question. S'il hocha la tête quand l'inconnue lui souffla de se calmer et qu'elle ne le laisserait pas seul, il ne parvenait pas à s'apaiser. Pas lorsqu'il faisait face à une intrusion pareille de son espace. Un rassurement certain l'envahit lorsqu'elle cessa enfin de le toucher. Il posa sa main là où elle l'avait déposé au préalable, comme pour chasser la sensation de malaise qui s'était emparée de lui durant ce contact physique qu'il n'avait ni désiré ni anticipé.

S'il était interloqué par le fait qu'elle ne semble pas connaître des choses aussi basiques qu'une ambulance ou un vétérinaire, Toma ne s'en offusqua pas, pas plus qu'il ne se moqua. Lui-même était ignorant sur bien des sujets que la plupart des gens estimait "évidents", n'hésitant pas à se moquer quand, tout ce qu'il souhaitait, c'était un peu de patience de leur part et une courte explication. Alors, Toma fit pour elle ce qu'on ne faisait presque jamais pour lui : expliquer. Tranquillement. Calmement.

"Une ambulance, c'est un véhicule pour transporter les blessés à l'hôpital. Un vétérinaire, c'est un docteur pour animaux."

Toma ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'avait vécu sa sauveuse pour ignorer des choses pareilles. Avait-elle été isolée, un peu comme lui ? Peut-être était-elle différente, elle aussi... Oh, pas de la même façon, mais... Toma sentait qu'elle n'était pas tout à fait comme les autres. Les autres ne se seraient pas arrêtés pour l'aider, ça, c'était certain.

Elle lui assurait encore et encore que l'homme qui les avait agressés, lui et le chat, allait s'en remettre et trouver quelqu'un pour se soigner tout seul. Il voulait arguer que cela constituait de la non-assistance aux personnes en danger et qu'ils ne pouvaient pas être sûrs à 100 % que l'homme allait s'en tirer de la sorte, mais les mots se coincèrent dans sa gorge quand la femme prit sa main. Son coeur rata un battement, avant d'accélérer son rythme.

Il ferma les yeux, prit une profonde inspiration, et serra un peu plus fort la main qui tenait la sienne. Il n'osait pas se dégager, craignant, bien qu'elle l'ait sauvé, qu'elle se retourne contre lui s'il réagissait de la sorte. On ne lui laissait que très peu souvent le choix de ses actes et Toma avait pris l'habitude que l'on force diverses choses sur lui, que cela soit du contact physique, des regards, des thérapies ou des expérimentations auxquelles il ne souhaitait pas prendre part. Son opinion n'avait pas d'importance. Pas pour les autres.

Toma suivit sa sauveuse, focalisant ses pensées sur le chat. S'ils le sauvaient, tout irait pour le mieux. Il devait tenir... pour lui. Parce qu'il n'avait pas mérité de recevoir cette pierre. Il releva néanmoins la tête vers l'inconnue lorsque celle-ci s'enquit de son état et l'interrogea sur la présence d'un "soigneur". Excepté son père, il n'avait pas l'habitude que les gens s'inquiètent pour lui ou s'enquièrent de son état. Cela le laissait pantois. A court de mots, il sortit son téléphone portable et, grâce à Internet, trouva l'adresse du vétérinaire le plus proche. Il ne voulait pas d'un docteur...

"Le... Le chat est plus important. Il y a un vétérinaire à 5 minutes d'ici. Je vous dirais où vous rendre."

Toma se mordit la lèvre, avant d'ajouter :

"Mon... Mon père s'occupera de mon dos. Il n'est pas docteur, mais il a l'habitude. Les gens ne m'aiment pas beaucoup et certains sont v... violents. Il sait mieux prendre soin de moi que n'importe qui d'autre."

Il détestait les hôpitaux et les docteurs. Ils étaient toujours si condescendants avec lui, exaspérés qu'il ne parvienne pas à identifier avec certitude la zone de douleur ou à communiquer lorsqu'il était submergé par la souffrance et la peur. Ils avaient toujours des trucs à lui injecter pour le calmer et Toma n'aimait pas l'état dans lequel cela le mettait.

Il se rappelait des murs qu'il avait fixé trois heures durant, rendu groggy par les médicaments, jusqu'à ce que son père puisse le tirer de là. Il se souvenait des visages hurlants qui s'y étaient dessinés, hallucinations créées par l'angoisse et l'ennui mêlés et ayant subsisté dans ses cauchemars pendant de longues années...

Toma se mordit un peu plus durement la lèvre, se forçant à recentrer son esprit sur la situation suivante. Ils devaient se rendre chez ce vétérinaire et ils n'avaient pas de temps à perdre. Timidement, Toma délivra les premières instructions pour se rendre là-bas, son regard allant de sa sauveuse à sa main en passant par la direction à suivre. Son toucher ne cessait de le perturber...

Mais elle ne pensait pas à mal. Au contraire, elle l'avait sauvé et elle s'apprêtait à aider le pauvre chat également. Elle était une bonne personne et elle ne méritait pas qu'il se comporte mal à son égard. Alors, Toma allait supporter cela un peu plus longtemps, le temps nécessaire...

"M... Merci pour le chat... euh..."

Triturant son téléphone, dont il se servait pour se guider, Toma réalisa qu'il ne savait toujours pas à qui il s'adressait. N'était-il pas supposé s'introduire formellement aux gens qu'il n'avait jamais rencontré ?

"Je m'appelle Toma. Toma Hopper. Et vous ?"

Il n'avait pas la moindre idée de l'identité de cette femme. Mais elle devait être quelqu'un de bien, pour lui être venu en aide et apporter maintenant son secours au chat. Les gens qui aimaient les animaux ne pouvaient pas être de mauvaises personnes, n'est-ce pas ?


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Aela Eiruki

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyMar 6 Mar - 19:02
C’est sans aucune moquerie dans sa voix que le jeune homme renseigna Aela sur ce qu’étaient une ambulance et un vétérinaire ; pourquoi utiliser des mots si étranges pour parler de choses si simples ? Un soigneur d’animaux aurait été tout aussi compréhensible ; par contre l’idée d’un moyen de transport totalement dédié au transport des blessés était une idée qui n’avait pas encore vraiment germé dans les esprits des gens vivant à Odming, si un jour elle retourne chez elle, elle tentera d’y instaurer cela. Elle hocha doucement la tête, signe qu’elle avait comprit les explications de son jeune interlocuteur.

« Donc, un hôpital, c’est un peu comme un temple ? On y soigne les blessés, c’est bien ça ? »

C’était la conclusion logique qu’elle avait faite, et cela devait certainement être ça, sinon quel serait l’intérêt d’emmener les blessés dans un endroit où on ne les soigne pas ? Mais trêve de détails, il fallait rapidement déposer le chat chez un vétérinaire, sa blessure ne semblait pas mortelle de prime abord mais elle semblait néanmoins assez grave que pour empêcher l’animal de vivre sa vie de félin. Sentant que la main du jeune homme se resserra un peu sur la sienne, Aela lui adressa un petit regard interrogateur, mais voyant qu’il ne semblait pas vouloir ajouter quelque chose, elle reporta son attention sur la direction à prendre afin de porter secours à l’animal.

Elle était néanmoins soulagée qu’il n’insiste plus sur le fait de porter secours à son agresseur, ce type ne méritait pas qu’on lui porte une quelconque attention, et encore moins pour un simple nez cassé. La guerrière s’était montrée plutôt clémente envers cet homme qui lançait les cailloux, en temps normal elle lui aurait au moins déchaussé quelques dents à coup de poings, ou encore brisé une articulation afin de lui faire passer l’envie de balancer des pierres sur les gens et les animaux de manière totalement gratuite. Mais depuis son arrivée, elle avait comprit que ce n’était pas comme cela que les choses fonctionnaient à Central City ; non, ici si l’on se faisait agresser, il fallait prévenir la police, une sorte de garde de la ville, mais cette dernière mettait généralement du temps à intervenir, si bien que la plupart du temps l’agresseur s’en tirait sans aucun problèmes.

Il était rare de voir des gens faire passer le bien-être des autres avant le leur, alors pensez donc, lorsqu’il s’agit du bien-être d’un animal, là il n’y a plus personne. C’est aussi cela qui surprit Aela, lorsque le jeune homme lui confia que le chat était plus important que lui. Elle trouvait cela quelque peu excessif, mais pouvait comprendre ; il semblait beaucoup aimer ces animaux, le simple fait qu’il vienne les nourrir quasi-quotidiennement en était une preuve irréfutable, et il était plus qu’évident qu’elle ne parviendrai pas à le faire changer d’avis, quels que soit les arguments qu’elle utilise. Il ajouta de plus qu’il ne voulait pas aller voir de médecin, mais que son père s’occuperait de lui ; prenant mentalement note de cela, la Tueuse de Dragons hocha une nouvelle fois la tête, s’arrêtant à un carrefour.

« D’accord, mais je t’accompagnerai jusqu’à ton père dans ce cas. »

Elle lui adressa un petit sourire empreint de gentillesse tout en se mettant devant lui, se penchant en avant pour qu’ils se retrouvent face à face

« Et ce n’est pas négociable, d’accord ? »

Non négociable mais elle demande tout de même son accord ; manière amusante et décalée de lui faire comprendre qu’elle l’accompagnerait quoi qu’il arrive, elle considérait qu’il était de sa responsabilité d’amener le jeune inconnu en lieu sûr, et elle n’en démordrait pas. Elle se remit alors à suivre les indications que lui donnait son petit protégé afin de se rendre au plus vite vers le vétérinaire, se rapprochant de leur but au fur et à mesure que défilaient le nom des rues qu’ils traversaient ensemble. Un nouveau sourire s’afficha sur le visage de la guerrière tandis qu’elle se voyait être remerciée une fois de plus pour son geste.

« Tu n’a pas à me remercier tu sais. »

Car pour elle, aider les gens faisait partie de sa nature et de son quotidien, elle avait été éduquée par son père et son clan dans cet état d’esprit ; venir en aide aux plus démunis et aux plus faibles lorsqu’une injustice les frappait, et c’est exactement ce qu’il s’était passé un peu plus tôt dans le parc, une injustice flagrante qui ne pouvait être ignorée.

L’heure des présentations était à présent arrivée, le jeune homme décidant de dévoiler ses noms et prénoms à la guerrière. Elle s’y faisait peu à peu, à tout ces noms à la consonnance étrange, ça la dépaysait totalement de chez elle ; mais sans doute en serait-il de même si la situation était inversée, si quelqu’un de Central se retrouvait à Odming. Ralentissant un peu l’allure afin de pouvoir discuter calmement avec Toma, elle sourit.

« Enchantée Toma, moi c’est Aela, du clan Eiruki… Tu peux me tutoyer si tu veux, je trouve que dire -vous- ça fait un peu trop formel. »

Dans son monde d’origine, me vouvoiement n’était utilisé qu’en présence de certaines personnes et en certaines situations. Lorsque l’on s’adressait à un seigneur ou un noble par exemple ; ou encore au doyen d’un clan, voire même un chef de clan. Mais pour le reste, tout le monde se tutoyait en général, sans que cela ne choque qui que ce soit. Prenant à droite à la prochaine intersection comme le lui avait indiqué Toma, Aela reprit la parole.

« Tu sembles bien connaître cette ville, tu y vis depuis longtemps ? Je suis arrivée il y a peu et je t’avouerai que je rencontre quelques difficultés à m’adapter… »

Et ce n’était rien de le dire, imaginez-vous un instant passer d’un monde quasi-médiéval à un autre complètement moderne, le choc des cultures et des technologies n’avait pas aidé Aela à se sentir à l’aise durant les premiers jours suivant son arrivée à Central. Pensant encore à sa terre natale, et n’ayant pas posé la question à Médusa qui l’avait recueillie, la guerrière se dit que Toma pourrait certainement éclairer sa lanterne.

« Est-ce qu’on peut trouver des animaux dangereux par ici ? Ou des dragons ? »

Question tout à fait normale pour elle, mais qui allait sans doute rendre perplexe son jeune interlocuteur, voire lui faire se demander si elle ne plaisantait pas.
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Toma Hopper

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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptyJeu 8 Mar - 22:59

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Toma avait hoché la tête à la question de sa sauveuse, une question qui l'avait étonné, mais qu'il avait décidé de ne pas relever, une nouvelle fois. Sa sauveuse était différente, il en était désormais persuadé. De quelle façon ? Il l'ignorait. Mais Toma était définitivement plus à l'aise avec les gens hors normes qu'avec les personnes les plus normales. Elles-mêmes tendaient à éviter sa compagnie autant que faire se peut.

Plus qu'intrigué, Toma éprouvait une forme de respect pour elle, qui lui avait porté secours sans la moindre hésitation. Lui n'aurait jamais pu faire preuve de ce courage. Tout ce qu'il avait su faire, c'était se recroqueviller devant le chat en espérant pouvoir lui servir de bouclier. A attendre que leur bourreau se lasse de son châtiment et les laisse en paix.

Sa sauveuse, elle, avait foncé. Et elle l'avait vaincu, aisément. Toma aimerait être aussi fort qu'elle semblait l'être. Ce fut une promesse qu'il grava au fond de son âme, une promesse qu'il n'oublierait pas : faire tout ce qui était en son pouvoir pour, un jour, être aussi fort qu'elle. Pas musclé ou quoi que ce soit dans le genre, non... Juste être en mesure de faire face aux obstacles. Et d'en triompher, tout simplement.

Toma ne put s'empêcher de grimacer lorsque sa sauveuse lui proposa avec une certaine autorité de l'accompagner voir son père, une fois le chat entre de bonnes mains. Il n'avait pas l'intention de lui en parler immédiatement. Avec un peu de chance, la douleur serait passée et il pourrait garder le secret sur ce qui s'était passé.

Toma essayait, autant qu'il le pouvait, d'être le fils "idéal" pour son père. Il ne voulait plus être faible devant lui. Il ne souhaitait pas lui admettre qu'il s'était laissé lapider sans réagir, parce qu'il avait trop peur pour faire quoi que ce soit d'autre. Son père méritait mieux que cela.

Mais elle n'avait pas l'air d'être de son avis. Habitué à ce que l'on décide les choses pour lui, Toma lâcha un bref "D'accord..." avant de hausser les épaules, un mouvement qui lui tira un court gémissement douloureux. Non, ça ne risquait pas de passer aussi facilement qu'il l'espérait...

Devant sa gratitude, sa sauveuse avait rétorqué qu'il n'avait pas besoin de le remercier pour ce qu'elle avait fait. Toma songeait autrement, ce qu'il lui fit aussitôt remarquer, le regard fuyant :

"Les... Les autres n'auraient pas agi. Pas comme vous l'avez fait. Le pauvre chat serait peut-être mort à l'heure qu'il est. Ou je serais dans un bien plus mauvais état que cela. Ca... Cela vaut bien des remerciements."

Les yeux de Toma se posèrent sur le félin et il sentit son coeur se serrer. Pauvre bête... Le chat n'avait rien mérité de tout cela. Toma avait beau tenté de comprendre, il ne parvenait pas à distinguer la moindre raison pour faire du mal à un animal, innocent et inoffensif de surcroît. On lui disait souvent qu'il manquait d'empathie, mais Toma n'aurait jamais fait subir un tel sort à ce chat, à quoi que ce soit ou qui ce soit d'autre. C'était... cruel. Inutile et cruel.

Se mordant la lèvre, il fut tiré de ses sombres pensées lorsque sa sauveuse s'introduisit à lui. Aela, du clan Eiruki. Toma haussa un sourcil, confus, et laissa échapper une interrogation curieuse :

"Un clan ?"

Personne ne s'était jamais présenté à lui de la sorte. Toma était intrigué, mais il ne remettait pas en doute les mots de sa sauveuse. Il voulait juste savoir ce qu'elle entendait par-là. Aela était un mystère. Un mystère bénéfique, qui était intervenu au meilleur moment pour sauver ce petit chat auquel il tenait tant. Et il avait envie d'en apprendre plus. De la connaître mieux. Peut-être même de devenir son ami, si elle le lui permettait.

Continuant à la guider, Toma eut un bref sourire lorsqu'Aela déclara qu'il semblait bien connaître cette ville. Le jeune homme avait un sens de l'orientation médiocre et se perdait régulièrement dans les rues qu'il fréquentait pourtant depuis des années. Heureusement pour lui, la technologie était là pour lui porter secours. Il répondit donc à sa question :

"Je suis né ici et je n'ai jamais quitté cette ville. Central City, c'est tout ce que je connais de ce pays. De ce monde, en fait. Malgré cela, je suis très, très mauvais pour me repérer. Heureusement, j'ai un GPS... enfin, une carte, plutôt. Une carte qui peut retracer mes mouvements et m'indiquer la route à suivre."

Si elle ne connaissait pas le concept d'hôpital, Toma doutait qu'elle puisse savoir ce qu'était un GPS. Il lui montra son portable, fier de pouvoir lui apprendre quelque chose d'autre. Son téléphone lui avait sauvé la vie à maintes reprises. Et il le faisait encore. Ou, tout du moins, il assurait au pauvre chat une chance de pouvoir s'en sortir...

Il perdit néanmoins son expression enjouée lorsqu'elle commença à lui parler d'animaux dangereux et de dragons. Il s'empressa de scruter son visage, cherchant des indices quant au ton de la conversation et ce qu'elle avait cherché à expliquer. Etait-elle en train de plaisanter ? De se moquer de lui ? Ou était-elle sincère ? La plupart des gens était capable de comprendre cela en un clin d'oeil, mais les choses étaient plus compliqués pour Toma.

Il avait toutefois confiance en Aela et choisit de croire qu'elle ne fichait pas de lui. Il haussa à nouveau les épaules, ce qui lui tira un autre gémissement :

"Hmm... Des animaux dangereux, il y en a probablement au zoo. Quelques chiens errants, aussi. Mais pour ce qui est des dragons..."

Toma se mordit la lèvre :

"Honnêtement, je n'en sais rien. Il y a un an de cela, je vous... je t'aurais affirmé avec certitude qu'il n'y avait pas de dragons. Mais depuis l'explosion et tout ce que cela a engendré... Je ne suis sûr de rien."

Peut-être y avait-il des dragons... Peut-être y en aurait-il un jour. En quoi cela serait-il plus absurde qu'un homme capable de courir plus vite que la vitesse de la lumière ou que son propre don, qui lui permettait de posséder les autres ? D'observer leurs moindres faits et gestes ? Non... Croire en l'existence des dragons, à cet instant, était presque banal. Cohérent, même.

"Si dragons il y a, j'espère qu'ils sont gentils. Pas du genre à te croquer, mais... mais plutôt à discuter avec toi et à partager leur coeur avec toi si ta vie vient à t'échapper..."

Son esprit le mena brièvement vers un film qu'il avait regardé récemment, avant de revenir à la réalité. Il reporta son attention sur le téléphone et continua à guider Aela, avec zèle et sérieux. Une vie était entre leurs mains.

La main de sa sauveuse dans la sienne brisait toutefois régulièrement sa concentration et Toma ne pouvait s'empêcher de se focaliser sur Aela. Elle venait de dire qu'elle était arrivée il y a peu. Mais d'où ? Toma aimerait bien le savoir... Il voulait la connaître, juste un peu plus. Autant qu'elle le lui permettait, tout du moins.

Se mordillant une nouvelle fois la lèvre, il souffla d'une voix curieuse tout autant que timide :

"Tu... D'où viens-tu ? Si cela te gêne de répondre, tu... tu n'es pas obligée. Ou tu peux même me mentir. J'aurais probablement du mal à faire la différence, de toute manière."

Toma était naïf et il le savait. Les gens profitaient de lui et, inlassablement, il reproduisait les mêmes schémas, les mêmes comportements. On aurait presque pu croire qu'il aimait cela...





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MessageSujet: Re: Savin' me [PV Aela]   Savin' me [PV Aela] EmptySam 24 Mar - 17:45
Bien que ce fut proposé sur le ton de la plaisanterie, il semblerait que le fait qu’Aela raccompagne Toma chez son père pose un problème, vu la manière dont le jeune homme avait répondu. Prenant note mentalement de cela, la guerrière se dit en souriant légèrement qu’elle n’irait pas jusque là, ne voulant pas trop s’imposer ; elle proposerait à Toma qu’ils se séparent après la visite chez le vétérinaire, mais seulement après s’être assurée qu’il ne risque plus rien. Son sourire s’élargit un petit peu lorsqu’il argua que n’importe qui d’autre ne serait pas venu à son secours ; vu que dans ce monde les gens évitent de se mettre en danger pour autrui ; compréhensible donc que cela interpelle le jeune homme.

« Tu sais, depuis toute petite j’ai été éduquée à venir en aide aux gens… Mon père me répétait sans cesse que les plus forts devaient venir en aide aux plus faibles, et ne rien demander en retour... »

Telle était la philosophie du clan Eiruki, des guerriers protégeant le peuple car il en avait toujours été ainsi depuis des siècles à Odming. L’idée même de clan semblait étrange à son jeune interlocuteur, les explications s’annonçaient de mise, et cela leur permettrait de mieux se connaître, tout en faisant passer le trajet plus rapidement. Restant silencieuse un petit instant suite à l’interrogation de Toma, Aela réfléchissait rapidement à comment expliquer de manière simple que c’était un clan à Odming.

« Pour faire simple, Je viens d’un vaste royaume dirigé par un roi ; afin de s’assurer la paix sur ses terres, ce dernier fait appel à des clans de combattant pour qu’ils arpentent le territoire pour venir en aide aux gens en cas d’attaques de bandits ou autre. »

Autre, cela concernait les créatures disons, qui doivent être bien moins courantes à Central City, du moins c’est ce qu’elle en déduisait vu que, jusqu’ici, elle n’avait croisé rien de bien dangereux. Une fois le pourquoi de l’existence des clans, il fallait en expliquer le fonctionnement.

« Chaque région du royaume est sous la garde d’un clan important ; il y en a six en tout. Un clan regroupe en général les membres d’une même grande famille et quelques clans plus petits qui ont prêté allégeance au chef de clan. En ce qui me concerne, je suis la nièce du chef du clan Eiruki actuel, mon père étant son frère cadet.»

Et faire partie de la famille proche du chef de clan impliquait de nombreuses choses, comme par exemple subir les entraînements les plus durs ; ce qu’elle avait fait durant sa jeunesse. Bien que claires, ces explications devaient paraître invraisemblables à Toma. Ce dernier expliqua alors comment il parvenais à s’y retrouver dans cette ville malgré un sens de l’orientation peu efficace. La Tueuse de Dragons posa alors son regard sur l’écran du téléphone que le jeune homme lui tendait, voyant effectivement sur ce dernier une carte plutôt détaillée du quartier dans lequel il se trouvait, avec un itinéraire dessiné dessus ; voilà qui est plutôt pratique.

« Ca semble plus simple d’utilisation qu’une carte normale… » Esquissant un petit sourire, elle ajouta. « Pour ma part je dois avouer que je m’y retrouve mieux en forêt que dans une si grosse ville. »

Elle resta ensuite silencieuse lorsque le jeune homme aux chats répondit à sa question sur les animaux dangereux et les dragons. Comme elle l’imaginait, ces créatures mythiques et dangereuses n’existaient pas en ce monde, mais suite à une explosion à laquelle Toma fit allusion, il se pourrait que cela se produise. A croire qu’elle arrivait pile au bon moment à Central City pour protéger la ville de dangers encore inconnus des citoyens. Aela esquissa un léger sourire un peu triste en entendant Toma expliquer comment il aimerait que les dragons soient si jamais ils existaient vraiment.

Elle ne voulait pas mettre à mal ses rêves et ses envies, mais jamais durant toute sa vie elle n’avait rencontré un dragon qui ne voulait tuer et détruire. Peut-être cela arriverait-il à Central City, après tout, pourquoi pas ? Mais elle se devait de mettre le jeune homme en garde, du moins s’il venait un jour à rencontrer un de ces monstres. Elle n’eut pas le temps de rétorquer que déjà il lui demandait d’où elle venait. Encore une question importante dont la réponse allait paraître irréelle, mais si il voulait savoir, elle allait lui dire la stricte vérité. Elle ralentit encore un peu l’allure, les explications allaient prendre un peu plus de temps que pour celles concernant les clans.

« Pour faire simple, je viens d’un autre monde que celui-ci… Un monde sans toute la technologie de Central City… Pas de voitures mais des chevaux, pas de grands bâtiments en verre, mais des maisons de pierre ou de bois… D’après ce que j’ai pu comprendre, cela correspondrait à ce que vous appelez le moyen-âge. »

Elle regardait alors le jeune homme droit dans les yeux, la sincérité se lisant sur le visage de la guerrière qui répondrait simplement à la question qui lui avait été posée, sans essayer de cacher quoi que ce soit. Elle relâcha la main de Toma et saisit doucement le bas de son pull, commençant à le soulever doucement pour dévoiler sa hanche gauche.

« Jusqu’il y a peu, je voyageais et combattait encore sur les routes du royaume d’Odming, que ce soit des bandits, des assassins, des trolls ou des dragons. » Relevant alors son pull assez haut pour dévoiler sa peau, elle laissa l’occasion à Toma d’observer la grande cicatrice en forme de morsure monstrueuse qui lui barrait la hanche et une bonne partie du ventre, et qui semblait ancienne. « Je te souhaite de rencontrer un dragon aimable Toma, ceux de mon monde ne sont pas fréquentables. »

Elle laissa ensuite retomber son pull sur sa blessure une fois que le jeune homme en avait assez vu ; doucement elle repris la main de Toma dans la sienne, espérant qu’elle ne l’avait pas effrayé avec ses histoires de monstre. Elle fit alors halte et se mit face à son protégé, s’accroupissant un peu pour venir mettre son visage en face du sien, un sourire rassurant aux lèvres.

« Et si jamais tu venais à rencontrer un dragon dangereux, je te protègerais. »
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